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Valeria Bertolotto

Carte blanche à ma mère

A PROPOS DU SPECTACLE

Photo réalisée par Rebecca Bowring

Catégorie

Théâtre

Dates
Heure

18.9.2026

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19.9.2026

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19.9.2026

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19.9.26

18.9.2026

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19.9.2026

19h00

Durée

100 min

Public

dès 12 ans

Accessibilité

Handicap Âge
Handicap auditif
Handicap cognitif
Handicaps moteurs
Handicaps psychiques
Handicaps visuels

Type

Un matin de novembre, elle est partie sans un adieu. Sur scène, sa fille la convoque pour raviver sa voix, son accent, son humour. À travers le théâtre, le dialogue reprend. Un hommage vibrant à une mère, à la filiation, à l’absence et à ce lien indestructible qui continue de nous faire vivre.

Photo réalisée par Rebecca Bowring

Elle est partie le matin du 23 novembre 2017. Chez elle. Elle s’était habillée, coiffée et maquillée. Comme à son habitude. Puis, vers 9h, elle a appelé le 144. Quand les ambulanciers sont arrivés, ils l’ont retrouvée inconsciente sur le carrelage de la salle de bain. Ils ont tenté de la réanimer pendant plusieurs minutes. En vain. Sa mort a été prononcée à 9h51.

Elle, c’est ma mère, Alessandra.  

Elle est partie un matin. Sans prévenir. Je n’étais pas là pour lui dire au revoir.

Dans les semaines qui suivent sa mort, je retranscris dans un cahier des bribes de dialogue, je tente de restituer sa manière bien à elle de parler, ses expressions, ses tournures de phrases. Je les prononce à voix haute, j’essaye de retrouver son accent, son phrasé, son rythme, comme lorsque j’étais enfant et que je m’amusais à l’imiter. Je fais cela rapidement, sans réfléchir. Pour saisir encore quelques bribes d’elle, avant que les images, les souvenirs, le son de sa voix, de son rire, ne s’effacent peu à peu et perdent de leur acuité, de leur clarté, de leur précision, jusqu’à disparaître peu à peu dans l’oubli.

Parce que « toutes les images disparaîtront », comme dirait Annie Ernaux.

Je fais cela pour conjurer l’absence.  

Pour qu’elle ne parte pas. Pour ne pas perdre le lien.  

Pour continuer à parler avec elle.

Alors naturellement, comme je suis actrice, et que je pratique le théâtre depuis maintenant plus de la moi é de ma vie, ce dialogue, j’ai eu aussi envie de le metre sur une/en scène.  

Parce que le théâtre est ce lieu magique on l’on peut convoquer qui l’on veut. Les morts et les vivants.

Et parce que j’ai très envie de vous la présenter.  

Alessandra. Ma mère. Ma maman.

Photo réalisée par Rebecca Bowring

DistriBution

Texte, mise en scène et jeu Valeria Bertolotto

Collaboration artistique et œil extérieur Angèle Colas et Céline Nidegger

Assistanat à la mise en scène Juliette Mouteau

Chorégraphie flamenca Sophie Palmer

Création lumière Victor Roy

Montage et adaptation lumière Alexy Carruba

Son – musique, création et régie Fred Jarabo

Costumes Anna Van Brée

Accessoires Fanny Courvoisier

Soutiens

Production

Une production du Théâtre Poche GVE

CO-PRODUCTION

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